VENDREDI 20 JUILLET

METEO : foie spumeux,  soleil radieux,  oeil vitreux.  

VU CE JOUR :

  1. 59 / Cie Les enfants terribles / Théâtre de l'Arrache Coeur : OFF

LE PITCH : Trois histoires de terroir grinçantes et morbides, trois contes liés par le fil sanguinolent de la concupiscence, trois regards sur les petites perfidies de la vie familiale.

MON SPEECH : Voici une troupe sympathique qui accueille son public avec une originalité grinçante. La scéno soignée, inspirée de la famille Adams installe efficacement une ambiance qui, sans être effrayante, attire l'attention. On trouve dans ces trois contes une myriade d'effets ingénieux. C'est très bien joué. On ne s'ennuie pas, ce qui est déjà beaucoup. 59 est une peinture de meurs délicieusement sombre, où les drames du quotidien sont croqués avec un cynisme réjouissant. 

https://www.arrachecoeur.fr/programmation.php?action=lire&id=86&date=1914 

2. L'ÉCOLE DES FEMMES / Cie Les Affamés / Théâtre des corps saints : OFF

LE PITCH : « Et la femme n'est là que pour l'obéissance, du côté de la barbe est la toute puissance ». Arnolphe, Agnes, et le petit chat qui est mort . . . Oui je me refuse à te résumer L'école des femmes. Au plus vais-je me contenter de te rappeler que cette pièce sur la misogynie fait de Molière un génial féministe en son temps, en plus d'avoir inventé le truculent patronyme de Zerbinette ( dans les Fourberies de Scapin pour rappel )

Bref. Après les turpitudes d'hier, j'avais envie de Molière.

MON SPEECH : La compagnie des Affamés, qui jouait hier dans Les variations énigmatiques nous fait passer un moment réjouissant. Une mention spéciale pour la jeune Agnès, éblouissante de candeur. Pièce menée rondement, acteurs vivifiants.

http://theatre-corps-saints-avignon.com/event/lecole-des-femmes-de-moliere/ 

3.  100 M PAPILLON / Collectif Colette / La Manufacture : OFF

LE PITCH : Maxime Taffanel, qui est le comédien de ce seul en scène,  fut jadis nageur de haut niveau. Cette pièce aux saveurs autobiographiques retrace donc le parcours du jeune homme, sur le plan sportif et métaphorique, jusqu'à l'arrêt de la compétition. Maxime Taffanel nous fait vivre, à travers plusieurs  tableaux très concrets, des tranches de vie du parcours d'un nageur, et nous immerge dans son labeur.

MON SPEECH : Je suis arrivée à la Manuf sans réel enthousiasme m'imaginant que cette production nagerait dans les eaux troubles de l'introspection sans réelle direction. C'est tout le contraire. Énumérons donc les différents mérites de  ” 100 mètres Papillon “, mon premier coup de coeur d'Avignon. Bien sûr je pourrais commencer par la plastique olympienne de ce dieu à l'ancienne qui au tombé du manteau fit se pâmer tout le chapiteau. Mais là n'est pas le propos. Maxime Taffanel est drôle. Il brosse à grands coups de mimes et  contorsions une truculente galerie de portraits, du coach  insupportablement intrépide aux collègues de podium acides. C'est diablement joué et rondement mené grâce  une mise en scène qui fait la part belle à l'essoufflement donc  justifie l'aboutissement. La pièce excelle à révéler ces petits riens du quotidien qui  conduisent aux limites de soi si bien qu'à la fin on se noie. Fort heureusement Taffanel est au sec sur le plateau et sa prestation vaut largement ton grand saut. Vas-y franco.

https://www.collectifcolette.fr/spectacles/cent-mètres-papillon/ 

ENTENDU SUR LE PAVÉ AVIGNONNAIS : ” Y'a trop de paroles dans Maloya “

Zerbinette

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