EXÉ MOI CORINNE DADAT HD 2 © Marion Poussier

SOIS FORT, DÉCRIS LE DÉCOR

ZERBINETTE : Corinne Dadat est femme de ménage pour de vrai. Sans surprise, on retrouve donc sur scène les objets de sa vie quotidienne. Bidons, seaux, balais et auto-laveuse. Vaste écran de fond pour la vidéo projection. Et, côté droit du plateau, le bureau du marionnettiste. D'où le metteur en scène balance, entre voix off et montages, pathos cheap et clichés à gogo. 

PASSE L'HISTOIRE À LA PASSOIRE

ZERBINETTE : Corinne Dadat est femme de ménage pour de vrai. El Khatib n'aime ni les bourgeois ni les acteurs. L'ensemble donne un portrait façon télé-réalité, où le spectateur voyeur découvre ce qu'il sait déjà. Faire le ménage n'est pas une vocation, ce métier abîme beaucoup et rapporte peu, Corinne Dadat rêvait de mieux. 

SCÉNOGRAPHIE AU BISTOURI

ZERBINETTE : Corinne Dadat n'est pas comédienne mais El Khatib la met sur scène. Corinne Dadat n'a pas spécialement d'avis sur l'art, la vie politique ou économique, mais El Khatib l'interroge. Exhibée comme une bête de foire, ne sachant ni jouer ni danser ni retenir un texte, la scéno pourvoit à tout. À grands renforts d'enregistrements, et de supercheries, on arrive à une heure de tricheries. 

CE QUI T'A MARQUÉ SANS T'ÉTALER

ZERBINETTE : Le manque de pudeur et la question de l'intimité. Grâce à ce spectacle, El Khatib nous apprend que Corinne Dadat a pu se payer un téléphone tactile Huawei. En échange de quoi, elle a été amenée à déballer la déchéance de son corps, les défaillances de son esprit, et pire, ses souvenirs les plus intimes dont la mort de sa mère. En guise de respect, musique pathétique et obscurité, façon reportage télé. La transaction me donne envie de pleurer. Quelle obscénité. 

T'AS AIMÉ OU PAS, SOIS FRANC OU TAIS-TOI

ZERBINETTE : Quelle imposture. Corinne Dadat mérite votre respect. Ce que j'ai vu abîme sa dignité. Le metteur en scène lui pose des questions mais je n'ai pas compris ses intentions. Oui, son franc parler est sympathique. Ce qui n'en fait pas une oeuvre artistique. Encore moins un spectacle à présenter dans un Centre National Dramatique.

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