Les Tapas

Vous voyez la photo ci-dessus ? Non ce n'est pas un reliquat du passage de Fakir mais le carnage provoqué par une tornade de rires. La déferlante a eu lieu mardi soir au Théâtre Sous Les Arbres et six vagues successives sont attendues sur le spot de Leu Tempo à partir de ce jeudi. Ma mission du jour est aisée puisqu'il s'agit de vous convaincre de vous y ruer sans trop divulgâcher les festivités.

Comme moi, vous êtes déboussolés car vous ne retrouvez pas vos rendez-vous humoristiques du K pendant le festival ? Rassurez-vous, Les Tapas vont combler ce sentiment de délaissement avec des barres de rire assurées pour les petits aigris comme les grands chiants. Faut que je vous avoue que je partais plutôt acquis à l'humour de Les Tapas car je suis fan de longue date de la compagnie Carnage Productions qui incarne l'époque orgiaque où je ne loupais aucun festival d'Aurillac. L'autre argument choc c'est la mise en scène de Stéphane Filoque, qui avait déjà enthousiasmé la Kour Lékol avec Ma vie de Grenier et qui avait chamboulé les Internets avec son personnage de Gaëtan Lecroteux en mode Rahan sur le retour. Enfin, je me suis souvent esclaffé devant les diverses cascades de Jérôme Jolicart, l'interprète masculin de ce duo, qui officie dans deux spectacles mythiques du théâtre de rue : GIGN et les Têtes de Vainqueurs où il partage la scène avec Olivier Haudegond, alias Didier Super.


Après ce fécond lâcher de noms, je vais vous dire pourquoi ce show de magie aux multiples numéros réalisés avec des bouts de ficelle fait des étincelles. Primo, il s'engage illico sans le fastidieux rituel d'échauffement du public qui a plutôt tendance à me refroidir. La musique démarre et, rapidement, on monte dans les tours. C'est bordélique et hystérique dans la plus pure tradition du théâtre forain; entre foireux et très ingénieux. Pour une fois, ces bateleurs proposent leurs amuse-gueules sans ouvrir la leur et les trouvailles remplacent la gouaille. Avec Les Tapas, les illusions ça passe et ça casse : les micros sont maltraités, le gâteau à la crème forcément écrasé, les prises électriques triturées, les ballons explosés, les équilibres grossiers, les chamallows projetés, les parois défoncées, les poubelles pulvérisées, bref les illusions sont aussi souvent ratées que magnifiées dans un rythme effréné.
L'ensemble est aussi hilarant que branlant, à tel point que j'y retourne jeudi avec potes et enfants. Faites-en autant !

Il reste des places pour Les Tapas le jeudi et le vendredi à 11h et le samedi à 16h !

Manzi

 

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