Que les choses soient claires, les chanceux spectateurs du K massés devant “Bissiyoussi” ont assisté au meilleur concert de l'année, en attendant peut-être celui de The Liminanas, en juin, au Kabardock.
Pour l'échauffement, je voudrais annoncer que je me donne 45 minutes, soit une mi-temps sans arrêt de JE, pour vous délivrer mon avis sur Italie – Brésil 3 à 2, critique que vous ne lirez qu'après avoir vu ladite pièce, rendant cette séance d'écriture (au but) caduque.
Ce soir à Champ fleuri, le plateau a des allures de grande braderie. Capharnaüm de tables jonchées d'objets hétéroclites, lampes de bureau aux lueurs feutrées, batteries et autres instruments de musique posés ça et là, bref, on est loin du kitsh attendu dans un studio hollywoodien.
« Des garçons pissent et ils se tiennent par l'épaule, ( . . . ) ô le bonheur de s'agenouiller dans l'ombre et de lécher sur le mur leur pisse en me branlant, ô les merveilleux gémissements de l'enfant vierge prosterné devant le malheur . . . »
Trois indiens dans la ville. Ou plus exactement sur le parking du Séchoir, qui nous rassemblent autour d'un bas-côté. Des frontières sont tracées au ruban de signalisation. À nos pieds, en guest star de ce trio de verts: Gaïa, la terre. Avis contrasté sur ce show plus bobo qu'anarcho.
Head Rush. Littéralement : ruée vers la tête. Métaphoriquement « Corps Urgents », ou le deuxième volet de la création de danse contemporaine de Soraya Thomas, dédié à l'exploration des dépendances.
Oublie le pas de quatre et les 32 fouettés du cygne noir. Torses nus, seins à l'air, houppettes virginales sur crânes rasés et tutus ajustés sur de charnus fessiers, les cygnes de Dada Masilo jettent un pavé dans la mare des conventions dansées.