Alors que, scrutin après scrutin, les urnes enregistrent la progression des populismes, Daniel Léocadie et la compagnie Kisa Mi Lé regardent la réalité en face. Kolzak, sky is the limit plante le décor : un tribun, une foule acquise et une mécanique de séduction implacable.
Le texte, commandé à Marie Birot au lendemain des législatives de 2024, donne corps à Kolzak et à sa prêtresse survitaminée. Avec les lumières d'un grand meeting et une voix off qui sonne comme une pub pour dentifrice, la scénographie de Lucien Valle dit le spectacle politique comme machine de guerre esthétique.
Fabrique du consentement, instrumentalisation de la colère populaire, Kolzak est ce monstre que nous nourrissons tous ensemble. Dans la lignée de Brecht ou Jarry, la satire est le seul angle possible face à ce sujet.

