La Yegros ne se contente pas de faire danser : elle raconte l'Amérique du Sud dans tout ce qu'elle a de vibrant, de contrasté et de généreux. Héritière des traditions populaires argentines, nourrie de cumbia, de chamamé et de carnavalito, elle ouvre grand les portes de son univers en y faisant entrer les musiques électroniques, le reggae, le funk et les rythmes urbains d'aujourd'hui.
Son nouvel album HAZ prolonge cette aventure avec une écriture plus intime, où les joies, les blessures et les élans du cœur se mêlent à une énergie irrésistible. Sur scène, sa voix magnétique, ses musiciens et ses sonorités métissées transforment chaque concert en une véritable célébration collective.
Impossible de rester immobile face à cette artiste qui conjugue avec une rare évidence la puissance des racines et l'audace de la modernité. Un voyage musical incandescent, porté par une personnalité aussi libre qu'inoubliable.
En première partie : Oyri's
Il existe des émotions qui font du bruit et d’autres qui travaillent en silence. C’est dans cet espace plus secret qu’OYRI’S installe sa musique.
La chanteuse réunionnaise, fille de Zanmari Baré, possède une voix qui ne force jamais le passage : elle avance par nuances, laisse respirer les mots et donne au créole une présence presque tactile. Autour d’elle, le roulèr, le kayanm, le sati, la guitare et les percussions ne cherchent pas à remplir l’espace. Ils créent des tensions, des respirations, des mouvements souterrains. Le maloya devient alors moins un genre à reconnaître qu’un langage pour dire ce qui échappe parfois à la parole.

